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Balkanikum

posté le 12-04-2016 à 14:22:00



Les Croates déjà moins de quatre millions ?

 

C'est le tout dernier moment pour prendre des décisions stratégiques, sachant que les Croates, d'après des données publiées par l'ONU, constituent l'une des plus vieilles populations du monde, a prévenu le démographe Stjepan Sterc lors d'une conférence donnée à Split.

A cette occasion il a exposé une série de données alarmantes :

A ce rythme là, le système va s'écrouler

La baisse naturelle de la population totale est supérieure à 17.500 et tous les autres indices sont négatifs. Actuellement nous comptons moins de 4 millions d'habitants, chaque année il nait 27.000 enfants de moins chez nous. A ce rythme la natalité va tomber en dessous des 20.000 [naissances] et alors tout le système va s'écrouler, en commençant par la santé, l'éducation, le marché du travail et pour finir le système de retraite. Par conséquent les questions démographiques devraient être à la base de l'ensemble du développement de la Croatie, or aucune institution dans ce pays n'est encore dotée d'un départementqui traite de cela”, a déclaré Sterc.

Rien que l'année dernière 50.000 personnes ont émigré en Allemagne

Les démographes, selon Sterc, sont effarés par la “poussée émigratoire des gens de Croatie” et les données fournies en la matière par l'Institut national des statistiques ne sont pas crédibles.

D'après eux [l'institut des statistiques, N.D.A.], 20.000 personnes ont quitté la Croatie l'année dernière alors qu'ils sont 50.000 à s'être expatriés rien que pour l'Allemagne. S'il faut rajouter l'Autriche, l'Irlande, le Canada, l'Australie… Les indicateurs nous apprennent qu'au moins 65.000 personnes au moins s'expatrient chaque année. Ainsi, en cumulant la baisse naturelle des naissances, la Croatie est amputée chaque année d'à peu près la moitié de Split”, selon Sterc.

Faut-il que ce soit au Monténégro de nous montrer le chemin ?

Afin d'empêcher un total crash démographique, Sterc soutient qu'il faut stimuler, c'est-à-dire accroître la natalité. D'après lui c'est le plus souvent à travers la question de l'avortement que cela est abordé mais il faudrait surtout porter l'attention sur la protection des femmes, surtout sur le plan économique.

Les femmes devraient bénéficier d'une complète sécurité dans cette société, y compris lorsqu'elles restent seule, sans partenaire. Faut-il que ce soit au Monténégro de nous montrer le chemin ? Ils ont en effet introduit une mesure de statut professionnel pour les mères et la Pologne comporte aussi quelque chose de semblable dans sa législation”, signale le démographe de renom.

 

Source : sloboda.hr, le 12 avril 2016.

 

Pendans ce temps le Courrier des Balkans, site pro-réfugiés et néo-colonialiste, s'occupe, comme à son habitude, d'un problème très urgent à traiter en Croatie : le révisionnisme ! Car même si la Croatie comptera bientôt moins de 20.000 enfants né par an, il vaut mieux se mettre à l'abri, sait-on jamais, d'un dangereux mouvement de masse fasciste qui pourrait y resurgir à tout moment et menacer les bases de la belle démocratie libérale, mettant ainsi en danger toute la construction européenne...

 

 


 
 
posté le 10-04-2016 à 23:11:15

 
 
 
La Croatie accueillera 500 réfugiés de Turquie selon le ministre des Affaires étrangères
 
 
 
 

Miro Kovac, le ministre des Affaires étrangères et européennes de Croatie, a déclaré aujourd'hui que la Croatie accueillera moins de 500 réfugiés en provenance de Turquie conformément à un accord passé entre l'Union européenne et la Turquie qui est entré en vigueur lundi.

L'accord prévoit la réadmission en Turquie de tous les migrants arrivés clandestinement en Grèce. En échange, les Européens s'engageraient, pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, à accepter un demandeur d'asile syrien sur leur territoire.

Nous nous sommes engagés à accueillir moins de 500 réfugiés de Turquie”, a déclaré Kovac dans un entretien pour la télévision RTL.

Nous remplirons notre obligation”, a ajouté le chef de la diplomatie croate qui considère que le succès de l'accord dépendra de la volonté des autres membres de l'union de remplir leurs obligations.

La Croatie devrait accueillir au total 1600 réfugiés sur base de deux programmes : la relocalisation à partir d'un état membre de l'UE et la réinstallation à partir de pays tiers (Turquie, Jordanie) dans l'UE.

[…]

Le ministre a souligné qu'en raison de la fermeture de la route des Balkans l'arrivée des réfugiés a sensiblement diminué en Croatie et qu'ils s'en trouvent actuellement moins de deux-cents dans le centre de réfugiés de Slavonski Brod

Il a rejeté les spéculations selon lesquelles les pays situé sur la route [des Balkans] se sont pliés aux injonctions de l'Allemagne où sont arrivés l'année dernière plus d'un million de migrants et de réfugiés, plus que dans tous les autres pays de l'UE.

C'est notre initiative. Nous sommes assez mûrs et en avons coïncidé avec nos collègues d'Autriche, de Slovénie, de Serbie et de Macédoine”, a affirmé Kovac.

Par cette coordination nous sommes parvenus à réduire le nombre de réfugiés et ainsi à aider l'Union européenne, en particulier l'Allemagne”, a expliqué Kovac.



Source : vecernji.hr, le 5 avril 2016.

 


 
 
posté le 04-04-2016 à 16:41:56



Qui sont les financiers qui ont racheté Novi list ?

 

La société d'investissement tchéco-slovaque J&T l'a emporté sur le groupe Telegram détenu par la famille Pavic dans la reprise du journal Novi list de Rijeka. Le PDG de Telegram Saša Milinović a sincèrement reconnu que J&T était simplement trop forte dans l'appel d'offres. Rien d'étonnant quand on sait que ce fond, né en Slovaquie, gère des avoirs d'un montant de 9,4 milliards d'euros.

J&T tire son nom des premières lettres des noms de ses fondateurs  Ivan Jakabovič et Patrik Tkáč. Les camarades de classes avaient créé la société à l'âge de 20 ans en 1994 à Bratislava.

On peut lire dans les médias slovaques et tchèques qu'ils se lancèrent dans le monde des affaires pour la première fois ensemble en vendant des jus de fruit lors de la visite du Pape Jean-Paul II en Slovaquie en 1990. Comme il faisait trop froid les fidèles n'avaient pas tellement soif et l'aventure des jeunes loups tourna court.

Après le flop dans “l'industrie des jus de fruit”, Jakabovič et Tkáč se tournent vers un travail plus fructueux, les échanges d'actions. La Slovaquie vivait alors la privatisation par coupons. L'ambitieux duo disposait alors d'un gros atout, le père de Patrik Tkáč, Josef Tkáč, présidait à l'époque la banque nationale d'investissement et de développement.

Il est vrai que son nom nous a été d'une grande aide”, avoua Ivan Jakabovič il y a quelques années dans un entretien pour le journal slovaque Trend.

Les mauvaises langues ajouteront qu'avec ses relations politiques et financières Josef Tkáč a joué un rôle crucial dans le succès de J&T. Il est aujourd'hui à la tête du groupe et a pour adjoints son fils et Jakabovič.

Actuellement J&T contrôle plus de 40 sociétés dans le monde. Le groupe est divisé en deux branches. Holding J&T Finance Group basé à Prague opère dans le secteur bancaire en Tchéquie, Slovaquie, Russie et à la Barbade. La banque Vaba banka de Varaždin est sous son contrôle depuis 2014.

 

Le siège de J&T Private Equity Group est installé à Chypre et supervise de nombreux investissements dans les secteurs de l'énergie, de l'industrie, des biens immobiliers, des télécommunications, du tourisme, des sport et des médias. 

Le principal actionnaire individuel du groupe d'investissement est Patrik Tkáč avec 19,9% des parts. Sept autres actionnaires détiennent 9,9% respectivement. Parmi eux figure l'une des plus grosses socìété privées chinoises, CEFC China Energy, qui a récemment annoncé son intention d'augmenter ses parts à 30%.


Sous le contrôle de J&T Private Equity Group on trouve aussi le groupe médiatique tchéco-slovaque JOJ Media House qui devrait formellement reprendre Novi List. En 2014 la société a généré 142 millions d'euros de bénéfices et accusé une perte de 8,3 millions d'euros.

 

Il semble que le groupe tchéco-slovaque lorgne de plus en plus sur la Croatie. Ils ont pour l'instant placé dans leur portefeuille Vaba banka et Novi list. Dans les deux cas il s'agit d'investissement à risques qui demandent de gros moyens financiers pour les transformer en affaires rentables. Jusqu'a présent ils ont investi environ 200 millions de kunas dans la banque de Varaždin.

 

J&T avait également voulu acquérir Centar banka mais a échoué à s'entendre avec Dragutin Biondic, après quoi la banque fut mise en faillite.

 

 

[…]

 

Source : tportal.hr, le 1er avril 2016.

 

 


 
 
posté le 02-04-2016 à 00:11:02



Vers une fusion de la Faculté de philosophie de Zagreb avec la Faculté de Théologie catholique ?


Branka Galic, la pro-doyenne de la Faculté de Philosophie 
[de l'Université de Zagreb] a été limogée au cours d'une réunion 
du collège des doyens”, annonce le syndicat Akademska solidarnost. 
Le syndicat y voit une infraction à la procédure ainsi qu'une décision 
motivée par son engagement contre la fusion entre la Faculté de 
philosophie et la Faculté de Théologie catholique.

Au cours de la séance du collège des doyens de la Faculté de philosophie, 
le doyen a arbitrairement relevé de ses fonctions la pro-doyenne Branka Galic
alors que selon le règlement seul le Conseil de la Faculté y est habilité. 
Le doyen n'a donné aucune explication à sa décision mais il est clair qu'elle
a été destituée parce qu'elle est la seule parmi les pro-doyens à s'être opposée à 
l'accord entre la Faculté de philosophie et la Faculté de Théologie catholique et
parce qu'elle s'est prononcée de la sorte lors de la récente tribune AkadSolida”, 
lit-on sur la page Facebook de l'Akademska Solidarnost.

[…] 


Source : hr.n1info.com, le 1er avril 2016.
 
 


 
 
posté le 31-03-2016 à 00:18:35




Villages croates à l’agonie : pourquoi la Slavonie est en vente ?

 

 

Les citoyens les plus âgés des villages de Slavonie ont encore bonne mémoire de l'époque où des marées humaines venaient en Slavonie en quête de travail et d’une vie meilleure.

En cause toute une série de grosses entreprises qui employaient des dizaines de milliers de travailleurs. Les citoyens des autres parties de la Croatie, mais aussi d’autres pays de l’ancienne Yougoslavie, y trouvaient un emploi sûr.

La plupart y restait ce qui les incitait à acheter ou construire des maisons. Aujourd’hui, plusieurs décennies plus tard, la situation s’est inversée.

Maintenant, toujours en quête d’une ville meilleure, des milliers de gens quittent cette plane et fertile terre de Slavonie. Il en résulte des milliers de maisons familiales et d’appartements qui sont en vente. Comme d’un autre côté il n’y a pas de demande, les biens immobiliers en Slavonie sont vendus aujourd’hui presque pour une bouchée de pain.

[…]

A Vukovar, dans la ville sur le Danube, qui passait autrefois pour une des villes les plus développées de la République de Yougoslavie, il n’y a plus aujourd'hui une rue sans maisons en vente. Des plaques avec les numéros de téléphone destinés à de possible repreneurs sont accrochées aux maisons, aux portails, sur les fenêtres…

Les prix varient mais on sait qu’on peut pratiquement élire une maison pour 40.000 euros. Pour ce prix on faire son choix pour une maison tout de suite habitable, avec tous les raccordements, les papiers en rêgle… Il faut savoir que pour ce type de maison le prix réel ne descend pas en dessous de 70-80.000 euros.

“Le problème est qu’on a du mal à vendre. Des acheteurs potentiels m’appellent, on discute et presque plus personne ne rappelle. Cela fait deux ans que la maison est en vente et seuls quelques acheteurs se sont déplacés pour la voir. Ca ne m’étonne pas, qui viendrait aujourd’hui acheter ici une maison quand beaucoup partent. La raison principale et qu’il n’y a pas de travail et que les gens n’ont pas de quoi payer leurs factures”, explique Ivan Sopic qui habite à Vukovar.

La situation a beau être difficile à Vukovar, elle est encore pire dans les villages environnants. Les villages en dehors des axes principaux sont les plus concernés. Là aussi les ventes de maisons sont massives, sauf qu’il n’y a presque aucun amateur. Après le dèpart de leur propriétaire les maisons restent vides et se détériorent. Cela entraîne une plus forte baisse encore des prix dans les villages et c’est ainsi que pour quelques milliers d’euros les maisons peuvent y être achetées.

“Tout ceci est un cercle vicieux. En effet tant qu’une reprise économique n’aura pas lieu et tant que de nouveaux postes de travail ne seront pas créés, la situation ne changera pas. Comment mettre fin à cela ? Franchement je l’ignore mais je sais que la situation est grave. Nos concitoyens partent en masse, non plus seulement les chefs de famille. Maintenant ce sont des familles entières et ce qui est pire encore des jeunes. Même ceux qui ont un travail s’en vont. Ils vendent ce qu’ils possèdent dans le but de ne plus revenir.

Je crains que dans quelques années à peine les villages seront littéralement vides. Les plus âgés seront morts et ils ne restera que les murs”, raconte Zvonimir Dragun, le maire d’Ilok. Il ajoute qu’à Ilok des dizaines de maisons sont en vente mais qu’il ne se souvient pas quand l’une d’elle a été vendue. Lui et ses concitoyens n’ont pourtant pas manqué de remarquer que la ville se vide de jour en jour.

[…]

La situation est semblable dans les autres villes de Slavonie. A Đakovo, une ville d’environ 27.000 âmes, il y a à peu près 200 biens immobiliers en vente. De même qu’à Vukovar il n’y a pas de rue sans maison en vente. Là aussi un faible intérêt de la part des acheteurs et des prix en dessous de la moyenne. Les prix ont encore été rabotés par la crise économique et ont reculé de 10-20% ces dernières années.

[…]

Source : globalcir.com, le 28 mars 2016.

 

 


 
 
 

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