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Titre du blog : Balkanikum
Auteur : Balkanikum
Date de création : 14-08-2008
 
posté le 02-01-2011 à 13:33:57

Interview d'Alek Popov par Vladimir Arsenijević

 

 

Je rêve d'intégration culturelle de la région
 

Vous faites partie des écrivains bulgares contemporains de premier plan. Vous êtes bien accepté chez vous, vous ne manquez pas de traducteurs et vos livres donnent naissance à des films... Mais que signifie être écrivain, y compris avec une telle réussite, dans la Bulgarie d'aujourd'hui ?

- Tout cela est à vrai dire assez étonnant. D'une certaine manière tu commences à comprendre que rien de tout cela ne compte vraiment... D'un autre côté, une fois que tu l'as compris, les choses deviennent un peu plus facile... Mais que veut dire réellement être un écrivain à succès ? Les livres peuvent avoir du succès, mais la personne ? Il se peut que tous tes livres se vendent très bien mais qu'au niveau personnel, pour des raisons diverses, tu te sentes misérable. Or le succès dans les Balkans a toujours un goût non défini. Et jamais tu ne peux être sûr qu'il s'agisse d'un véritable succès ou d'une simple erreur.

Vous avez débuté dans les années 90. En quoi le contexte où vous deviez évoluer comme écrivain est-il différent par rapport à aujourd'hui ?

- La situation était dramatique à bien des égards, non pas seulement du point de vue économique. Je pense cependant que la situation est aujourd'hui encore plus dramatique dès lors où nous sommes confrontés aux véritables défis de la vie dans une société démocratique. Cela requiert du courage, de la persévérance, de l'intelligence et de l'intégrité. Il fut un temps, à la fin des années 90, où je croyais que la transition avait pris fin d'un certaine façon, mais maintenant je vois que nombre de questions sont toujours en suspens. L'économie s'est révélée être la partie la plus simple de toute l'affaire. Hélas elle n'est pas venue à bout des problèmes les plus graves. En réalité elle n'a fait qu'en ajouter de nouveaux car la mentalité des acteurs sur le marché s'est avérée incapable d'apporter une réponse aux standards qu'une économie moderne nécessite afin de fonctionner pour de bon. Cependant, en tant qu'écrivain, il existe pour moi des thèmes plus importants. Par exemple, l'attitude générale des gens envers la vie et l'existence dans les sociétés post-communistes pose bien des problèmes. Cette attitude est entachée d'une extrême crudité, de simplesse voire de simplisme. Je suppose qu'il faut y voir la conséquence d'un refus obstiné dans nos sociétés de faire face au passé. L'économie ne devrait pas s'occuper de ce genre de choses.


Une mentalité d'esclave

A quel refus ou à quel passé vous référez-vous concrètement ?

- Je voulais dire que nous n'avons pas compris toute la dimension de la violence que le régime totalitaire exerçait à tous les niveaux de la vie sociale et privée. Cela nous le portons si profondément en nous comme si c'était pour nous une honte d'avoir permis qu'une telle chose se produise. Et cela continue de générer une foule d'effets secondaires dans notre réalité d'aujourd'hui.

Je perçois des similitudes mais aussi des différences entre votre expérience d'écrivain et la mienne : tous deux nous avons débuté à peu près en même temps quoique dans des circonstances n'ayant rien à voir. Tandis qu'ici à la fin des années 80 tout allait à vau-l'eau, la Bulgarie elle n'a cessé de progresser durant cette période. Nous, nous écrivions sur la guerre parce qu'on y était obligé. Quel était l'objet de vos écrits à cette époque ? Est-ce qu'une des conséquences de la transition en Bulgarie a été le vide littéraire dont nous avons été témoins dans les pays de l'ex-Tchécoslovaquie ou de la Hongrie ?

- Parfois il me semble que la guerre aurait pu rendre les choses plus simples voire plus faciles dans une certaine mesure. En quelque sorte elle remet les choses en ordre. En Bulgarie, tout s'est délité jusqu'à atteindre le seuil d'un relativisme extrême. Les frontières entre le bien et le mal ont disparu en même temps que le rideau de fer. Et c'est là le plus gros problème. Les gens ne font simplement pas la différence entre l'un et l'autre. Bien entendu je ne veux pas dire tous les gens, mais je pense qu'une part significative de la population suffit pour maintenir le statu quo et l'inertie du passé. Notre société a perdu la capacité de ressentir et d'exprimer l'indignation - l'élément moteur pour tout changement social. Tout passe. La mentalité d'esclave gagne du terrain. Le manque d'"impératif moral" en est la cause principale. Puisse le futur me contredire !

Comment pourriez-vous décrire la génération littéraire qui est apparue dans les années 90 en Bulgarie, et qui sont ses représentants les plus marquants ?

- Nombre de représentants de la culture urbaine partagent les mêmes sentiments quoique les voix soient assez dispersées dans l'espace. Je citerais quelques noms tels que Milan Ruskov, Kalin Terziyski, Radoslav Parushev en ce qui concerne la toute dernière génération, mon ami Gospodinov, également Deyan Enev. Tous cependant nous sommes des coureurs isolés. Rarement nos chemins se croisent. Ou du moins c'est mon impression.

Récemment vous avez visité la foire du livre hivernale à Pula [en Croatie], et vous avez eu droit à des lectures à Zagreb. Vos impressions sur le voyage ?

- On ne peut mieux, ce fut une organisation vraiment professionnelle. J'ai particulièrement apprécié l'accent mis sur l'aspect culturel de toute l'affaire. Et le public a été fantastique !

- Que savez-vous de la littérature de l'ex-Yougoslavie ?

- Si je devais faire une liste de tous les écrivains que je connais personnellement, elle serait tellement longue qu'elle en deviendrait ennuyeuse ! J'ai des amis et des connaissances parmi les écrivains dans presque tous les pays qui constituaient l'ex-Yougoslavie. Je considère l'Europe du Sud-est comme un espace culturel unique auquel appartient la Bulgarie - quelque chose qui ressemble à la Scandinavie. Chaque pays a ses particularités mais toutes sont compréhensibles les unes aux autres. Par exemple, je lis justement le livre "Ludvig" de David Albahari, qui a récemment été traduit en bulgare, ce qui offre une excellente occasion pour se délecter d'une prose brillante, pour détecter des vues similaires - des soucis, des animosités et des complexes qui viennent troubler le quotidien. En ce sens nous devrions nous estimer heureux, quels que soient les aléas historiques, parce que nous ne sommes pas seuls, aussi bien culturellement que linguistiquement ou à tout autre égard. Et c'est là un sentiment radieux, vois-tu, que de ne pas être seul, et je présume qu'avec le temps nous apprendrons à l'apprécier.


Les vagues de la littérature

Dans quelles langues vos livres ont-ils été traduits ? Qui sont les autres auteurs bulgares qui sont régulièrement traduits et publiés à l'étranger ?

- En réalité dans bien des langues. Mais je ne tiens pas à me vanter ni à dresser des listes. Cette sorte de discours officiel du type "ses livres ont été traduits dans tant et tant de langues" me rebute réellement. Les traductions sont pour moi un moyen de communication, elles n'ajoutent aucune valeur particulière au texte lui-même, et cela vaut aussi pour les prix littéraires. Je crois en effet qu'il existe quelque chose au-dessus des langues qui permet la traduction. Je ne suis pas obsédé par la linguistique et je pense que la littérature vit dans la traduction.

Récemment vous avez été à Tirana, au festival de Poeteka qui s'y déroulait. Quelle est l'importance de cette communication régionale et est-ce qu'il conviendrait de l'intensifier à l'avenir ?

- Je rêve d'une intégration culturelle (ou plutôt d'une interaction ?) de toute la région ! A notre époque plus ou moins ouverte la littérature et la culture sont au fond restées assez fermées, des domaines où subsistent le protectionnisme et les préjugés nationaux. La création d'un marché culturel commun est d'une importance capitale pour la prospérité de l'art dans cette partie du monde où la culture dépend énormément des appuis institutionnels. Cela concerne également l'Europe en tant qu'espace unique, pour autant que nous voulions réaliser quelque chose de plus grand et de meilleur. Cela contribuera à rehausser l'indépendance des artistes à tout point de vue.

Le metteur en scène Stefan Arsenijević m'a déclaré un jour que tous les peuples des Balkans se tiennent épaule contre épaule, mais qu'ils ne se voient pas les uns les autres car leurs regards sont tournés ailleurs. Existe-t-il une façon de changer cette situation et convient-il d'ailleurs de la changer ? Quelles seraient les retombées positives de cette intensification culturelle imaginaire à tous les niveaux dans les Balkans ?

Les retombées sont assez évidentes, comme je viens de le dire - l'existence d'un marché plus grand donnerait lieu à une plus grande liberté, à plus de richesse et d'indépendance. Avant même de nous tourner vers la globalisation, tentons d'abord la régionalisation. Même si je crois aux valeurs universelles de l'art, la réalité m'a également enseigné que les similitudes culturelles ont leur importance. Le monde est vaste et autour de nous il existe tant de choses qu'il en devient tout simplement impossible de tout appréhender. Et dans la plupart des cas cela n'est pas non plus utile. Comme je vois les choses, les oeuvres artistiques parcourent le monde sous forme de vagues et non pas de météores. C'est pouquoi nous parlons souvent d'influence lorsque nous parlons de culture. Il est difficile de bondir comme ça tout droit au centre du monde. Certes c'est possible mais la littérature se répand le plus souvent telle des vagues. Il ne convient pas de sauter certaines phases si on vise au développement durable. Je ne pourrais pas imaginer d'avoir une propre carrière littéraire sans traduction dans les pays voisins. Il me semblerait qu'il y a là certainement quelque chose qui cloche.




Maštam o kulturnoj integraciji regiona
 

Spadate među najistaknutije savremene bugarske pisce. Dobro ste prihvaćeni kod kuće, poprilično prevođeni, po vašim knjigama snimaju se filmovi… Ali, kako je to biti pisac, čak i toliko uspešan, u Bugarskoj danas?

- Čudno je sve to, u stvari. Na izvestan način počneš da razumeš da ništa od svega toga zapravo nije bitno… S druge strane, kad to shvatiš, stvari postanu nešto lakše… Ali, šta to zapravo znači biti uspešan pisac? Knjiga može da bude uspešna, ali osoba? Moguće je da se tvoje knjige prodaju veoma dobro, a da se na ličnom nivou ti sam iz raznoraznih razloga osećaš bedno. A uspeh na Balkanu uvek ima neodređen ukus. I nikad nisi sasvim siguran da li je reč o stvarnom uspehu ili o čistom promašaju.

Počeli ste ranih devedesetih. U kom smislu je kontekst u kom ste tada morali da egzistirate kao pisac drugačiji u poređenju s današnjim?

- Situacija je na mnoge načine bila dramatična, ne samo u smislu ekonomije. Ipak, mislim da je situacija danas još dramatičnija, stoga što se suočavamo s pravim izazovima života u demokratskom društvu. Za to su potrebni hrabrost, upornost, inteligencija i integritet. U jednom trenutku, krajem devedesetih, pomislio sam da se tranzicija na izvestan način okončala, ali sada uviđam da su mnoga pitanja i dalje nerešena. Ekonomija se pokazala kao najlakši deo cele stvari. Ona, nažalost, nije rešila one najteže probleme. U stvari, samo je stvarala dodatne, budući da se mentalitet igrača na tržištu pokazao nesposobnim da odgovori na standarde koje moderna ekonomija zahteva kako bi ispravno funkcionisala. Ali, za mene kao pisca postoje važnije teme. Na primer, celokupan stav prema ljudskom životu i postojanju u postkomunističkim društvima veoma je problematičan. Opterećen je neznalaštvom, ekstremnom sirovošću i prekomernim simplifikacijama. Pretpostavljam da je to posledica tvrdoglavog odbijanja naših društava da se suoče s prošlošću. Ekonomija ne bi trebalo da se bavi takvim stvarima.


Robovski mentalitet

O kom to odbijanju ili o kojoj to prošlosti konkretno govorite?

- Želeo sam da kažem da mi nismo razumeli krajnje razmere nasilja koje je sprovodio totalitarni režim na svakom nivou našeg društvenog i privatnog života. To je ugrađeno duboko u sve nas, kao da nas je sramota što smo dozvolili da se tako nešto dogodi. A to dalje stvara mnogobrojne posledice u našoj današnjoj stvarnosti.

Prepoznajem sličnosti ali i razlike između vašeg i mog spisateljskog iskustva: obojica smo počeli otprilike u isto vreme, ali u radikalno različitim okolnostima. Dok je ovde od kraja osamdesetih sve odlazilo dođavola, Bugarska se u tom periodu neprestano kretala napred. Mi smo pisali o ratu, zato što smo morali. O čemu ste vi pisali u to vreme? Da li je jedna od posledica tranzicije u Bugarskoj bio i literarni vakuum kakvom smo svedočili u zemljama poput bivše Čehoslovačke ili Mađarske?

- Ponekad mi se čini da bi rat mogao da učini stvari jasnijim i u određenoj meri čak i lakšim. On ih na izvestan način dovodi u red. U Bugarskoj, sve se rastopilo do granice ekstremnog relativizma. Granice dobra i zla nestale su zajedno s gvozdenom zavesom. A to je onaj najveći problem. Ljudi naprosto ne razlikuju jedno od drugog. Ne mislim, naravno, na sve ljude, ali mislim da jedan značajan deo populacije, dovoljan da održi status quo i inerciju prošlosti. Naše društvo je izgubilo sposobnost da iskusi i izrazi indignaciju – ključni podsticaj za sve društvene promene. Sve prolazi. Robovski mentalitet je u porastu. Nedostatak “moralnog imperativa” je u svemu tome ključan. Dao bog da me budućnost opovrgne!

Kako biste opisali književnu generaciju koja se pojavila tokom devedesetih u Bugarskoj, i ko bi bili njeni najizrazitiji predstavnici?

- Mnogi predstavnici urbane kulture dele ista ova osećanja, ipak, glasovi su prilično rasuti u prostoru. Pomenuću samo nekoliko imena, poput Milana Ruskova, Kalina Terziiskog, Radoslava Parusheva iz najnovije generacije, mog prijatelja Gospodinova, takođe, Deyana Eneva. Ali, svi smo mi usamljeni trkači. Naši putevi se retko susreću. Ili je to barem moj osećaj.

Nedavno ste posetili zimski sajam knjiga u Puli, a imali ste čitanja i u Zagrebu. Impresije s putovanja?

- Bilo je izuzetno dobro, veoma profesionalno organizovano. Posebno mi se dopao akcenat na umetnički aspekt čitave stvari. A publika je bila fantastična!

Koliko ste upoznati s književnostima bivše Jugoslavije?

- Ako bih morao da sastavim listu svih pisaca koje lično poznajem, ona bi bila toliko duga da bi postala dosadna! Imam prijatelje i poznanike književnike u gotovo svim zemljama koje su sačinjavale bivšu Jugoslaviju. Jugoistočnu Evropu smatram jedinstvenim kulturnim prostorom kom pripada i Bugarska – nešto poput Skandinavije. Svaka zemlja ima svoje posebnosti, ali sve su one razumljive jedne drugima. Na primer, upravo čitam knjigu “Ludvig” Davida Albaharija, koja se nedavno pojavila u prevodu na bugarski, i to je odlična prilika da se uživa u ovoj sjajnoj prozi, da se detektuju slični stavovi – brige, animoziteti i kompleksi koji unose nemir u svakodnevicu. U tom smislu morali bismo da se smatramo srećnima, bez obzira na sve istorijske nesreće i neuspehe, zato što nismo sami – kulturno, lingvistički i na bilo koji drugi način. A to je sjajan osećaj, znaš, ne biti sam, i pretpostavljam da ćemo vremenom naučiti da to cenimo.


Talasi književnosti

Na koje jezike su vaše knjige prevedene? Ko su drugi bugarski pisci koji regularno bivaju prevođeni i objavljivani u inostranstvu?

- Zapravo, na mnoge jezike. Ali, nije mi do hvalisanja ili sastavljanja lista. Ona vrsta oficijelnog govora tipa “njegove/njene knjige prevedene su na toliko i toliko jezika” stvarno mi se gadi. Prevode smatram sredstvom komunikacije, oni ne pridodaju nikakvu posebnu vrednost samom tekstu, a isto se odnosi i na književne nagrade. U stvari, verujem da postoji nešto iznad samih jezika što omogućava prevođenje. Nisam opsednut lingvistikom i mislim da književnost živi u prevodu.

Nedavno ste bili i u Tirani, na tamošnjem festivalu Poeteka. Koliko je ta regionalna komunikacija važna i da li bi trebalo da je intenziviramo u budućnosti?

- Maštam o kulturnoj integraciji (ili pre interakciji?) čitavog regiona! U naša manje-više otvorena vremena književnost i kultura su u principu ostale prilično zatvorena polja, u kojima još uvek opstaju protekcionizam i nacionalne predrasude. Stvaranje zajedničkog kulturnog tržišta je od suštinske važnosti za prosperitet umetnosti u ovom delu sveta u kom kultura izuzetno zavisi od institucionalne podrške. To se takođe odnosi i na Evropu kao jedinstven prostor, ukoliko želimo da ostvarimo nešto veće i bolje. To će uticati na porast nivoa nezavisnosti umetnika u svakom smislu.

Filmski reditelj Stefan Arsenijević jednom mi je rekao da svi narodi Balkana stoje rame uz rame, ali da ne vide jedni druge jer su im pogledi usmereni drugde. Postoji li način da se to stanje promeni i da li bi ga uopšte trebalo menjati? Kakva bi bila moguća korist od te imaginarne sveprožimajuće kulturne intensifikacije na Balkanu?

- Korist je prilično očigledna, kao što sam malopre napomenuo – postojanje većeg tržišta rezultira većim slobodama, većim bogatstvom i nezavisnošću. Pre nego što se opredelimo za globalizaciju, hajde da najpre pokušamo s regionalizacijom. Iako ja verujem u univerzalne vrednosti umetnosti, stvarnost me je takođe naučila da su kulturne sličnosti važne. Svet je veoma velik i oko nas ima toliko stvari da je naprosto nemoguće obuhvatiti sve. I beskorisno, u većini slučajeva. Kako ja to vidim, umetnička dela putuju svetom u obliku talasa, a ne meteora. Zato tako često govorimo o uticajima kada govorimo o kulturi. Teško je tek tako skočiti pravo u centar sveta. To je moguće, naravno, ali književnost se najčešće širi poput talasa. Ne bi trebalo preskakati pojedine faze, ukoliko je cilj održivi rast. Ne bih mogao da zamislim sopstvenu spisateljsku karijeru bez prevoda u susednim zemljama. Mislio bih da nešto sigurno nije u redu.


Source : novossti.com, le 1er décembre 2011.



 

Commentaires

wulijun le 04-01-2011 à 07:58:21
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